Carte NFC ou code QR : lequel choisir pour sa carte de visite
Comment fonctionnent une carte NFC et un code QR, ce que chacun demande au téléphone d'en face, ce que ça coûte, et pourquoi les deux doivent mener à la même page.
Deux gestes, une même destination
Une carte NFC et un code QR font la même chose : ils transmettent une adresse web au téléphone de la personne en face. Le QR la transmet par la caméra, le NFC par une puce qu'on approche du téléphone. Dans les deux cas, ce qui s'ouvre ensuite est une page, la vôtre, et c'est elle qui fait le travail.
La question « NFC ou QR » est donc une question de geste et de coût, pas de contenu. Le contenu, c'est la page derrière.
Le code QR
Il n'y a rien à acheter. Vous téléchargez une image, vous l'imprimez ou vous l'affichez. Tout téléphone vendu depuis 2017 lit un code QR avec l'appareil photo, sans application. Il se met partout : carte papier, écran, affiche, signature d'e-mail, diapositive.
Ce qu'il demande : une caméra, un peu de lumière, et deux secondes pour cadrer. Dans une salle sombre ou avec un code trop petit, ça rate parfois. Et il faut que la personne sorte son téléphone et vise, ce qui, entre deux inconnus, est un geste légèrement plus engagé qu'on ne croit.
La carte NFC
Une puce, de la taille d'une pièce, est collée dans une carte en plastique ou en bois. On y a écrit une adresse web. Quand un téléphone compatible s'approche à un ou deux centimètres, une notification apparaît et propose d'ouvrir la page. Pas de caméra, pas de cadrage : on tend la carte, c'est fait.
Ce qu'il demande : une carte à acheter (de dix à quarante francs pour une carte finie, un à trois francs pour une puce nue à coller), et un téléphone qui lit le NFC en arrière-plan. Côté iPhone, c'est le cas depuis l'iPhone XS, sans rien activer. Côté Android, la plupart des modèles récents le font, à condition que le NFC soit activé dans les réglages, ce qui n'est pas toujours le cas. Une coque métallique, ou un portefeuille avec une protection anti-RFID, bloque la lecture.
Et une limite qu'on oublie : une puce NFC ne se photographie pas et ne s'envoie pas par e-mail. Elle ne sert qu'en personne.
Le prix réel
Ce n'est pas la puce. C'est la page vers laquelle elle mène, et le temps de la tenir à jour. Une carte NFC à quarante francs qui ouvre une page abandonnée vaut moins qu'un code QR gratuit qui ouvre une page vivante. Certains vendeurs de cartes NFC facturent d'ailleurs un abonnement pour la page, ce qui est le vrai modèle : la carte est l'appât.
Notre conseil
Le code QR d'abord, parce qu'il est gratuit, se met partout et fonctionne avec tous les téléphones. La carte NFC ensuite, en plus, si vous rencontrez beaucoup de gens en personne et que le geste vous plaît. Les deux doivent pointer vers la même adresse, pour que vous n'ayez qu'une page à entretenir.
Pour écrire votre adresse sur une puce vierge, n'importe quelle application NFC gratuite fait l'affaire (« NFC Tools » sur iPhone et Android) : choisissez un enregistrement de type « URL », collez l'adresse de votre carte, écrivez. Vous pouvez verrouiller la puce pour qu'elle ne soit plus modifiable ; ne le faites qu'une fois sûr de l'adresse.
Ce qui ne change pas
Quel que soit le geste, la personne se retrouve sur une page. Si cette page est lente, demande un compte, ou ne propose pas d'enregistrer le contact en un geste, le NFC le plus élégant n'aura servi à rien. C'est pour cela que nous n'avons pas fait de cartes chez Vizy, seulement la page, et un code QR qui y mène.