Carte de visite avec code QR : comment en faire une qui reste valable
Ce qu'un code QR fait vraiment sur une carte de visite, les deux façons d'en créer un, et les erreurs qui le rendent illisible ou mort au bout de six mois.
Ce qu'un code QR fait, et ce qu'il ne fait pas
Un code QR n'est qu'un texte, le plus souvent une adresse web, dessiné pour qu'un appareil photo puisse le lire. Il n'y a rien de plus dedans. Quand quelqu'un le scanne, son téléphone lit ce texte et propose de l'ouvrir. Tout ce qui compte se passe donc après le scan, sur la page vers laquelle le code renvoie.
C'est la première chose à comprendre avant d'en imprimer un : un code impeccable qui mène à une page vide, ou à une page qui n'existe plus, n'a aucune valeur. Le code est la porte. Ce qui compte, c'est la pièce derrière.
Les deux façons de faire, et pourquoi l'une vaut mieux
Le code contient directement vos coordonnées. On peut encoder un fichier de contact (une vCard, voir ce que c'est) dans le code lui-même. Avantage réel : ça fonctionne sans réseau. Inconvénients : le code devient dense, donc difficile à scanner en petit format, et surtout il est figé. Vous changez de numéro ou de poste, vous réimprimez. Pas de photo, pas de mise à jour, pas de lien vers votre agenda.
Le code contient un lien vers une page à vous. Le code reste simple (une adresse courte se scanne à deux centimètres), et la page peut évoluer. Elle porte votre photo, vos liens, et un bouton « Ajouter aux contacts » qui envoie une fiche à jour au moment où on la demande. Vos cartes papier de l'an dernier restent justes.
Nous avons construit Vizy autour de la deuxième façon, parce que la première ressemble à une carte papier avec des étapes en plus.
En faire un en cinq minutes
- Créez la page. Avec Vizy : un compte, votre nom, vos coordonnées, une photo, et vous publiez. L'adresse est du type
vizy.me/votre-nom, et c'est gratuit. - Téléchargez le code. Depuis votre espace, en SVG pour l'impression (il reste net à toute taille) ou en PNG pour l'écran.
- Placez-le. Au dos de la carte papier, dans une signature e-mail, sur l'écran de verrouillage de votre téléphone, sur un chevalet au comptoir, sur la dernière diapositive d'une présentation.
- Testez. Avec deux téléphones différents, dont un qui n'est pas le vôtre, avant de commander cinq cents cartes.
Les erreurs qui coûtent cher
- Trop petit. En dessous de deux centimètres de côté, le résultat dépend de la caméra et de la lumière. Deux centimètres et demi est confortable.
- Contraste faible. Un code gris clair sur fond blanc, ou blanc sur une photo, se lit mal. Sombre sur clair, avec une marge vide autour (les lecteurs en ont besoin).
- Un lien qui meurt. Beaucoup de générateurs « gratuits » font passer le lien par leur propre domaine, puis le coupent quand l'essai se termine. Le code doit pointer vers une adresse que vous contrôlez.
- Déformé. Un code étiré pour remplir un espace ne se lit plus. Un code QR est carré.
- Sans contexte. Un carré noir seul ne dit pas ce qu'il fait. Un mot à côté suffit : « Mes coordonnées ».
Et après le scan
Ce que la personne voit dans la seconde qui suit le scan décide de tout. Une page qui charge vite sur des données mobiles, un nom, un visage, un bouton pour enregistrer. Pas de formulaire, pas d'application à installer, pas de bandeau à refuser.
Si la page demande d'abord de créer un compte, ou si elle met quatre secondes à s'afficher dans un hall de gare, la carte papier aurait fait mieux. C'est le seul critère que nous nous sommes donné pour Vizy : ce qui se passe après le scan doit être plus simple que de retaper un numéro.